C.H.S.-C.T.

(Comité d’Hygiène de Sécurité et Conditions de Travail)

Le C.H.S.-C.T. est une commission obligatoire nommée par les élus du personnel C.E. et D.P. pour une durée de 2 ans. Cette commission a pour but d’entretenir un lien indispensable entre les employés et la direction afin de faire au mieux pour prévenir les accidents, mais aussi d’améliorer les conditions de travail et d’hygiène.

Son rôle est aussi d’enquêter sur les accidents du travail et d’apporter des solutions.

« N’hésitez pas à contacter le CHS-CT, nous comptons sur vous pour que les problèmes rencontrés pendant le travail nous soient transmis, le CHS-CT se chargera de trouver avec vous, des solutions ».

Il est de la responsabilité du CHSCT de veiller à ce que les conditions d’hygiène et de sécurité soient correctement appliquées au regard de la législation du travail. Il a aussi pour vocation d’alerter et de mettre en garde contre les risques professionnels et les maladies qui peuvent en découler. Il participe à l’analyse des accidents du travail et aux mesures préventives qui peuvent les éviter. Cette mission est d’autant plus lourde que :

Les conditions d’hygiène et de sécurité et d’une manière large, les conditions de travail pèsent sur le quotidien des travailleurs. En ce sens, elles représentent une dimension première et essentielle de la vie au travail et de la vie tout court. Mais la pénibilité, la santé, les risques encourus se mesurent aussi à longue échéance en terme d’espérance de vie, de séquelles handicapantes possibles qui ont ceci de pervers qu’elles ne se manifestent que d’une manière différée dans le temps.

Mission ou vocation du CHSCT ne se conjuguent pas forcément avec pouvoir d’action. L’organisation du travail reste la prérogative de l’employeur en même temps que ce dernier préside la structure paritaire du CHSCT. Sans préjuger de ses intentions ou de sa volonté d’agir, il est un fait à constater : les forces mises en œuvre pour produire le plus rentablement possible sont en général contradictoires avec de bonnes conditions de travail et de sécurité. Cette dimension est trop souvent perçue comme gênante , coûteuse ou dérangeante.

D’où le rôle de représentants du personnel.

Ils sont le contre poids nécessaire et indispensable à ces forces ravageuses issues du processus de production. Ils sont les porte-paroles, les défenseurs des intérêts immédiats et à long terme des salariés. L’aspect conflictuel que peut revêtir à certains moments cette fonction est significatif des forces contradictoires qui sont en jeu.

Ils répondent aux sollicitations du personnel aussi bien sur les dangers ou risques immédiats liées à leur environnement au travail que sur les pressions multiples exercées dans le cadre d’arrêt (maladie ou accident) ou des postes « aménagés ».

Ils enquêtent dans le cadre des visites d’atelier sur les anomalies constatées et s’assurent que les travaux prescrits soient opérés dans les délais fixés. Ce n’est pas chose facile.

Ils sollicitent sur des sujets précis et importants des missions qui ont pour vocation d’apporter des solutions durables à des sujets récurrents. A titre d’exemple le turn-over excessif du personnel avec l’utilisation abusive d’intérimaires, la perte de certaines compétences, la formation bâclée, les pratiques déviantes en matière de sécurité, l’état de « laisser aller » dangereux dans tous les domaines…

Ils participent aux arbres des causes s’agissant des accidents dans un exercice souvent conflictuel. Il est de bon ton , parce que cela est confortable de faire endosser la responsabilité de l’accident au salarié par un mauvais comportement. Or dans la plupart des cas c’est l’environnement au travail qui est en cause et pas le salarié. Faire valoir cet état de fait est un combat parce qu’il est lourd de remises en cause que la structure hiérarchique préfère ne pas affronter en prenant le raccourci de la faute personnelle.

Ils interviennent également sur les interférences néfastes pour tous les salariés, quel que soit leur statut, entre les différents intervenants d’un même atelier (sous-traitants multiples/Asco).

Ils prennent en charge le délicat dossier des maladies professionnelles tant sur le plan individuel que collectif aussi bien dans l’accompagnement des dossiers à constituer que dans la prévention des risques qui les ont généré. Un collectif Ascométal a été monté à l’initiative des élus du CHSCT et des certains anciens qui ont été touchés par des maladies professionnelles. Parti des dossiers « amiante » ce collectif s’étend aux autres affections professionnelles dont la surdité. Constitué d’abord à partir « d’anciens » il touche de plus en plus « d’actifs ». Ce collectif est en relation directe avec les structures locales et nationales de prévention et de traitement des dossiers. La question est d’importance quand on sait l’investissement lourd que cela demande pour en prévenir les risques dont on n’a pas forcément conscience au quotidien, surtout quand on est jeune.

La raison d’être des élus au CHSCT est d’être en contact de proximité avec les salariés et même s’ils n’ont pas le pouvoir de décider, ils ont au moins celui d’agir et de peser pour que les choses changent.